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Étude des conséquences de l’érosion continentale et de la fonte de la banquise sur la géochimie océanique

Séminaire le 02 déc 2019 de 11h00 à 12h00
Salle Pyrénées Salle Pyrénées
Mélanie Grenier

Mélanie Grenier a réalisé son doctorat au Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) à Toulouse (France) de 2009 à 2012, avec la géochimiste Catherine Jeandel et la physicienne Sophie Cravatte. Sa thèse a porté sur l’étude de la fertilisation du Pacifique Equatorial, par une approche combinant physique et géochimie. Mélanie a réalisé un premier post-doctorat à Hobart (Tasmanie, Australie) en 2013-2014, à l’ACE-CRC (Antarctic Climate & Ecosystems - Cooperative Research Centre), avec le biogéochimiste Thomas Trull. Ce post-doc a porté sur l’étude de la fertilisation des eaux dans la région du Plateau des Kerguelen. Puis elle a réalisé un second post-doctorat, par le biais d’une bourse Marie Curie, entre l’Université de Colombie Britannique (UBC) à Vancouver et le LEGOS, de 2015 à 2018. Supervisée à UBC par le géochimiste Roger François et la physicienne Susan Allen, elle a participé aux volets physiques et géochimiques du projet GEOTRACES arctique canadien. 

Les apports continentaux à l’océan fournissent l’essentiel des éléments nutritifs nécessaires à la réalisation de la photosynthèse, et modulent ainsi l’efficacité de la pompe biologique océanique de carbone. Ces apports sont amenés à évoluer, en particulier dans les régions arctiques, fortement impactées par le changement climatique actuel. De nombreuses inconnues résident encore dans la caractérisation de ces apports continentaux, notamment en ce concerne leur origine géographique, les processus par lesquels ils sont apportés à l’océan, ainsi que les flux auxquels ils correspondent. Depuis le début de sa carrière, Mélanie Grenier a développé des compétences géochimiques et physiques lui permettant de contribuer à l’amélioration de la caractérisation de ces flux continentaux et de leur devenir dans l’océan. Elle vous exposera comment, à partir de la combinaison de traceurs numériques (lagrangiens) et de traceurs géochimiques d’érosion continentale, de circulation océanique et de flux de particules (eNd, 230Th, 231Pa), elle a participé à l’étude de la fertilisation de régions HNLC du globe (Pacifique Equatorial, Plateau des Kerguelen – Océan Austral), ainsi qu’à la caractérisation de la géochimie océanique de régions arctiques canadiennes. Son cheminement l’a amené à imaginer un projet d’étude dans un laboratoire naturel du changement climatique : l’Archipel Arctique Canadien. Elle vous présentera son projet, combinant analyses lagrangiennes et géochimiques –comprenant le développement de traceurs d’échanges continent-océan et glace-océan, 9Be et 10Be– qu’elle souhaite proposer au CNRS et pour lequel elle a candidaté à une bourse « starting grant » ERC (European Research Council, https://erc.europa.eu/funding/starting-grants) avec le GET.

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